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Ici vous trouverez des informations sur :
- La clémentine de Corse
Origine
Santé
Greffage
Plantation
Taille
Fertilisation
Arrosage
Maladies
Recettes
Quizz
- Le kiwi
- Les espèces tempérées


La Clémentine de Corse

Son origine

Née en Algérie à la fin du XIXème siècle, dans les pépinières du Père Clément, d'une hybridation naturelle entre la mandarine commune et l'orange, la clémentine est arrivée en Corse en 1925. C'est M. Don Philippe Semidei qui le premier planta en Corse (à Figaretto sur la Plaine Orientale) des clémentiniers introduits d'Afrique du Nord. Depuis 1959 La Station de Recherche Agronomique INRA-CIRAD de Corse à San Giuliano (www.corse.inra.fr/sra) travaille sur la sélection de clones de Clémentinier et de porte-greffe adaptés à la Corse. De ces travaux sont issus des clones précoces, de saison et tardifs de clémentines qui font aujourd'hui la Clémentine de Corse.

Les Clémentines de Corse

Sous l'appellation Clémentine de Corse on trouve différents clones :
La Clémentine commune ou SRA 92, SRA 63, SRA 85, SRA 535 : récoltée avec feuilles de novembre à début janvier, c'est la plus produite en Corse (environ 20 000 tonnes par an).

Mûrie sur l'arbre, c'est un fruit de calibre moyen, de couleur orange avec, en début de saison, un peu de vert à la base du fruit (on dit qu'elle a le cul vert).

La Clémentine Caffin : récoltée avec feuilles de fin septembre à mi-novembre. Précoce, c'est la première que l'on trouve sur le marché. Elle se distingue par une couleur orange vif tendant vers le rouge. Comme la Clémentine commune, elle a parfois le cul vert.
Il existe d'autres clones de moindre importance dont la Clémentine Corsica et la Clémentine 2000 (précoces)…







Tous ces clones sont sans pépin, se colorent sur l'arbre et sont cueillis à maturité. Ils sont reconnus pour leur saveur, leur petit goût acidulé et leurs qualités; organoleptiques.

La feuille

La Clémentine de Corse est récoltée et commercialisée avec sa feuille, ce qui en garantit la fraîcheur. En effet, les feuilles se dessèchent très rapidement et ne supportent pas un stockage de longue durée en chambre froide.
L'Espagne étant autorisée à commercialiser ses Clémentines avec feuilles sur le marché français, attention aux confusions et aux contrefaçons !


Santé

La richesse en vitamine C constitue une des caractéristiques les plus intéressantes de la Clémentine. Elle fait partie des fruits qui en renferment le plus : le taux moyen de vitamine C atteint 41 mg aux 100 g (il peut varier entre 20 et 62 mg).
Dans la clémentine, la vitamine C est accompagnée de différents pigments possédant une activité "vitamine P". Ces pigments renforcent et potentialisent l'action de la vitamine C, en particulier en ce qui concerne la protection vasculaire (ils sont capables d'augmenter la résistance des capillaires sanguins).


Les autres vitamines sont nombreuses, et présentes à des taux non négligeables pour des fruits frais: 0,3 mg pour la provitamine A, 0,55 mg pour la vitamine E. Pour les vitamines du groupe B, les teneurs varient entre 1 µg pour la vitamine B8 (biotine) ou 26 µg pour la vitamine B9 (acide folique), et 0,3 mg pour la vitamine B3 (ou nicotinamide).

Le greffage

Aujourd'hui tous les agrumes sont greffés. Le greffage consiste à coller un bourgeon d'une espèce sur le tronc d'un arbre d'une autre espèce (ou d'une autre variété). L'arbre sur lequel on colle le bourgeon, celui qui porte la greffe, s'appelle le porte-greffe.
Chez les agrumes le porte-greffe le plus répandu était l'Oranger amer ou Bigaradier. Ce porte-greffe passe partout, supportant presque tous les types de sol et compatible avec pratiquement toutes les espèces d'agrumes, est aujourd'hui abandonné car il confère une sensibilité grave à la tristeza (maladie à virus transmise par le puceron qui à déjà détruit des millions d'agrumes greffés sur Bigaradier dans le monde). Cette maladie n'est pas encore présente en France, mais il y a de grandes chances qu'elle arrive un jour en Corse, voilà pourquoi aujourd'hui on greffe les clémentiniers sur d'autres porte-greffe tolérants à ce virus : le Poncirus trifoliata et le Citrange Carrizo. Le poncirus et le Citrange (hybride entre le Poncirus et l'Orange) produisent des fruits qui ne sont pas consommés mais dont les pépins sont récupérés et permettent d'obtenir des porte-greffe.
Une fois que vous avez choisi votre porte-greffe il faut en semer un pépin pour obtenir un petit arbre sur lequel vous allez greffer votre Clémentinier (ou un autre agrume). Le Poncirus supporte très bien le froid et pousse en région Parisienne (vous pouvez récupérer des graines rue Buffon au Jardin des plantes à Paris). Le pépin doit être semé dans un substrat léger et recouvert d'une fois et demi sa taille. En Corse, c'est une fois que le porte-greffe a atteint l'âge d'un an voire même un an et demi (une fois que le tronc a le diamètre d'un crayon à papier), que la greffe est effectuée. Il existe de nombreuses techniques de greffage mais les plus utilisées pour les agrumes sont : l'écussonnage avec la traditionnelle fente en T (qui n'est possible qu'en absence totale d'épine sur le greffon) ; la greffe en plaquage dont vous avez des photos sur les sites suivants :
http://www.corse.inra.fr/sra/greffage/htm et
http://www.rhs.org.uk/advice/profiles0802/chip_budding.asp
Cette technique permet de greffer des greffons même avec une épine ; en couronne ou en fente. Cette dernière technique pouvant être utilisée sur des porte-greffe de moins d'un an on parle alors de greffe herbacée. Certains pépiniéristes utilisent la greffe à l'anglaise, mais sur des porte-greffe de moins d'un an.

Plantation

En pleine terre : ne pas essayer au nord de Nice ! Même si certains agrumes se comportent très bien jusqu'à Montpellier. Ils sont en général très abrités, contre un mur exposé plein sud. Si vous avez la chance d'habiter une zone non gélive à l'abri du vent, la plantation peut être envisagée en pleine terre, sinon préférez le pot. Une fois l'emplacement choisi, il faut vérifier si votre sol est adapté. Les agrumes préfèrent les sols acides (argileux) et n'aiment pas le calcaire (à quelques exceptions près).
Prévoyez un trou d'environ 1 m3, déposez au fond un engrais organique (fumier ou terreau bien décomposé), complétez à niveau avec de la bonne terre. Dépotez votre arbre qui a été bien arrosé quelques heures avant, faites un trou du volume de la motte, placer votre arbre et tassez bien. Le point de greffe doit être le plus haut possible au-dessus du sol. Préférez la formation, directement au pied de l'arbre, d'une butte à la formation d'une cuvette lors de la plantation. Tuteurez votre arbre en inclinant le tuteur face au vent dominant, choisissez un lien élastique ou biodégradable (raphia naturel) pour éviter de blesser votre arbre. Faites une cuvette d'irrigation autour de la butte et arrosez abondamment après plantation même si le temps est pluvieux (il s'agit de tasser et de chasser l'air du sol autour des racines).

En Pot : Quel que soit le pot, veillez à ce qu'il soit perforé afin que l'eau s'écoule librement (quelques pierres au fond du pot peuvent servir de drain). Les agrumes en pot sont très sensibles aux excès d'eau et à la pourriture des racines.
Préparez un mélange de 30% de terre d'alluvion, 30% de sable de rivière, 30% terreau et 10% de pouzzolane (il existe dans le commerce des mélanges " spécial agrumes ", choisissez-le particulièrement drainant). Sans casser la motte, taillez légèrement les racines qui en dépassent. Rempotez tous les 3 ans. Si vous êtes en zone gélive, rentrez votre arbre à l'abri du gel ou couvrez-le avec une toile non-tissée.

Taille

Taille de formation : Sur les jeunes arbres (moins de 5 ans) il est conseillé de faire une taille de formation : former les futures charpentières (trois ou quatre) chacune démarrant à un étage différent du tronc. Evitez les " Y ", points de rupture possibles si l'arbre est très chargé.

Taille de fructification :

Le clémentinier a également besoin d'une taille annuelle pour produire régulièrement. Théoriquement, ne perdant pas ses feuilles en hiver, il peut être taillé toute l'année. Nous préconisons néanmoins une taille de fructification en sortie de l'hiver (fin février en Corse), avant floraison. Cette taille consiste à éliminer les gourmands au niveau des branches, dédoubler les rameaux surnuméraires, supprimer le bois mort et les branches cassées, et éliminer les branches mal placées (qui se croisent ou sont parallèles).




 

Ne jamais couper un rameau en son milieu toujours choisir une intersection, ne jamais évider complètement le centre de l'arbre afin d'éviter les coups de soleil. N'oubliez pas d'enduire les plaies de taille de mastic cicatrisant pour éviter que les champignons ne contaminent votre arbre.

Fertilisation

En pleine terre, une fumure de fond est conseillée avant plantation (apport de fumier ou de compost). Après plantation, deux apports annuels peuvent être réalisés :
- le premier apport en mars avec de l'ammonitrate à 33% (environ 300g par arbre les 4 premières années puis environ 600g par arbre à partir de la 5ème année) ou un engrais " spécial agrumes " (préférez les à teneur élevée en azote) ;
- Le second en juillet (environ 300g par arbre les 4 premières années puis environ 600g par arbre à partir de la 5ème année). En pot, il est bien plus pratique d'utiliser les engrais " spécial agrumes " aux doses préconisées en jardineries (variant en fonction des concentrations en azote de l'engrais choisi).

Arrosage

En pleine terre, arrosage au pied de l'arbre dans la cuvette de plantation les trois premières années, puis sur toute la surface délimitée au sol par le volume de l'arbre (à l'aplomb de la frondaison). L'irrigation est obligatoire en été. Elle varie en fonction du climat et du type de sol. En région méditerranéenne il est préconisé un apport de 100 à 130 mm par mois de mai à septembre. En dehors de ces périodes, limiter l'apport à 50 mm par mois en fonction des précipitations. De novembre à avril, l'arrosage est la plupart du temps inutile, voire néfaste.
En pot, l'irrigation est obligatoire toutes les semaines en été. Evitez que votre arbre ait " les pieds dans l'eau " : laisser ressuyer la terre entre chaque arrosage. L'hiver, gardez un substrat humide mais jamais mouillé. Un indicateur simple peut vous aider à connaître les besoins en eau de votre arbre en pot : regardez les feuilles, si elles se ferment vers le haut le long de la nervure centrale, votre arbre à soif. Si les feuilles s'ouvrent et retombent vers le bas des deux cotés de la nervure centrale c'est qu'il a été trop arrosé.

Coupe transversale de feuille :

aaaaaaaa.....aaaaaa J'ai soif !....................................................J'ai trop d'eau !

Mon arbre est malade


Symptômes :
Les feuilles jaunissent avant de tomber.
Causes :
C'est souvent un symptôme d'excès d'eau et de pourriture des racines. Si vous n'avez pas irrigué votre arbre avec excès, cela peut aussi être un manque d'engrais (qui se manifeste surtout en fin d'hiver avant le redémarrage de la végétation), votre arbre a faim tout simplement. Enfin, cela peut-être une chlorose dûe au pH trop élevé de votre eau d'irrigation (eau calcaire).
Solutions proposées :
Arrêtez immédiatement l'irrigation et traitez avec un fongicide homologué en solution dans le pot. N'oubliez pas les apports d'engrais réguliers. Enfin, en cas d'eau calcaire, arrosez avec de l'eau de pluie récupérée ou corrigez le pH de votre eau.


Symptômes :
Les feuilles et parfois les fruits sont recouverts d'une sorte de poudre noire assez tenace ainsi que d'un liquide sucré et collant.
Causes :
Il s'agit de fumagine, une moisissure noire qui se développe sur le miellat (excrément des pucerons, cochenilles et autres mouches blanches (aleurodes)).


Solutions proposées :
Une fois tachés, les fruits sont toujours comestibles et sans défaut interne. Pour lutter contre la fumagine il faut lutter contre les insectes qui produisent le miellat. Quelques insecticides sont disponibles mais nous vous conseillons d'épargner vos coccinelles et autres auxiliaires (auxiliaires : insectes prédateurs ou parasites qui éliminent les insectes ravageurs de vos cultures), en ne traitant pas. En cas de fortes infestations (surtout de cochenilles et d'aleurodes, il est inutile de combattre les pucerons sur arbre adulte), vous pouvez faire un traitement à l'huile blanche qui étouffe les cochenilles et aleurodes en limitant l'impact sur les auxiliaires.





Symptômes :
Les feuilles s'enroulent sur elles-mêmes.

Causes :
Il s'agit, la plupart du temps, d'une attaque de pucerons.

 

Solutions proposées :
Il est inutile de traiter avec un insecticide sur agrumes. En général l'attaque a lieu au printemps, très tôt avant que les fruits ne grossissent. Elle est suffisamment régulée par les coccinelles et autres auxiliaires avant que ne se forme de la fumagine sur les fruits mûrs. Armez-vous de patience et augmentez votre population de coccinelles par des prélèvements dans la végétation voisine.


Symptômes :
Les feuilles sont attaquées, grisées, on aperçoit une petite galerie sous l'épiderme de la feuille ou plus rarement du fruit.
Causes :
Il s'agit d'un petit papillon (moins de 2 mm) appelé mineuse des agrumes qui pond ses œufs sur les jeunes pousses. La chenille qui en sort se glisse sous la peau de la feuille et se nourrit en formant une petite galerie. Une fois repue, elle rejoint le bord de la feuille où elle forme sa chrysalide d'où sortira un nouveau papillon.
Solutions proposées :
Sur jeunes arbres la croissance est ralentie. Vous pouvez recouvrir votre arbre d'un filet non tissé de mai à octobre afin d'éviter les pontes. En Corse seules les pousses d'été et d'automne sont touchées. En général, la pousse de printemps est épargnée. Sur arbre adulte il n'y a malheureusement rien à faire. En effet, même si d'aspect votre arbre semble ravagé, l'attaque de la mineuse n'affecte pas le développement et les rendements. De plus, ce petit papillon se développant en 15 jours, il est inutile d'espérer pouvoir l'éliminer avec un simple insecticide. Les branches touchées ne doivent pas être coupées car même si les feuilles sont détruites, de nouveaux rameaux peuvent démarrer à leur base.


Symptômes :
Les Clémentines présentent une piqûre (décoloration circulaire d'environ 5 mm de diamètre). Les fruits chutent prématurément et des asticots se déplacent sous la peau.

Causes :
Il s'agit d'une attaque de la mouche méditerranéenne des fruits ou Cératite qui pond ses œufs dans les fruits.




sssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssss

Solutions proposées :
La Clémentine commune (de saison) est très peu touchée. Seuls les premiers fruits qui se colorent sont attaqués. Il nous semble, dans la plupart des cas, inutile de traiter. En revanche, les Clémentines précoces sont plus sensibles à cet insecte. Pour les protéger et limiter les dégâts, préférez l'installation de pièges alimentaires à un traitement insecticide qui détruira votre équilibre ravageurs/auxiliaires. Il existe de nombreux types de pièges associant un ensemble d'attractifs et un système de rétention des mouches (plaque engluée, eau+mouillant ou insecticide en plaquette). Renseignez-vous auprès de votre jardinerie.


Symptômes :
Les feuilles ont une couleur anormale, vert plombé, comme pigmentées de milliers de petits points jaunes. Sur la face inférieure on observe de petits points rouges qui se déplacent.

Causes :
Les petits points rouges sont des acariens (ou araignées rouges), qui sucent la sève de votre arbre.
Solutions proposées :
Si votre arbre est en pot, un petit séjour dehors sous la pluie peut limiter les populations d'araignées rouges. Sinon un traitement à l'huile blanche ou à l'eau savonneuse (peu concentrée) fera l'affaire. Attention, les traitements à l'huile blanche ou à l'eau savonneuse doivent être faits sur des arbres bien arrosés et sont à proscrire en période de forte chaleur. En effet, ce genre de traitement peut " griller " les feuilles de votre clémentinier. En dernier recours vous pouvez utiliser un acaricide homologué (vendu en jardinerie).





Symptômes :
Présence sur les fruits de petites tâches, croûtes ou coquilles circulaires, allongées ou en forme de virgule, qui se détachent d'un coup d'ongle.
Causes :

Il s'agit d'insectes, des cochenilles, qui s'abritent sous un bouclier et sucent la sève.
Solutions proposées :
Sur un arbre de petit volume lavez votre arbre à la brosse en nettoyant bien les branches et les feuilles qui sont souvent plus infestées que les fruits. Sur un arbre adulte, seul un traitement à l'huile blanche en fin d'hiver peut vous aider à limiter les populations.

La Clémentine de Corse : un produit de qualité

La Corse est la région idéale pour la culture de la Clémentine. Il s'agit du seul bassin de production national de la Clémentine. C'est en effet grâce à un terroir unique et un savoir faire particulier que la Clémentine de Corse est si différente. On trouve en Corse un sol acide (non calcaire) propice à l'élaboration d'une certaine qualité des fruits ; c'est une des composantes du " petit goût acidulé ". Le climat de la Corse permet une coloration marquée optimale sur l'arbre ainsi qu'un équilibre " sucre/acide " particulier qui ne nécessite pas de stockage en chambre froide ; les fruits sont sur les étalages des commerçants 5 jours après cueillette. De plus, la Corse à connu une spécialisation unique dans le bassin méditerranéen sur une espèce nécessitant une grande technicité, avec, aujourd'hui, un savoir-faire qui s'exporte dans le monde entier. Enfin, vous trouverez en Corse d'importants vergers de Clémentiniers non mélangés à d'autres agrumes vous garantissant l'absence de pépin.
Afin de valoriser et de protéger ce terroir et ce savoir-faire, les producteurs de Clémentine de Corse se sont organisés autour de labels de qualité garantissant le respect d'un cahier des charges très strict. Ce cahier des charges, qui définit l'aire géographique de production mais également les bonnes pratiques culturales, garantit la qualité du fruit ainsi que le respect d'un environnement insulaire fragile. Aujourd'hui, la Clémentine de Corse bénéficie d'une Indication Géographique Protégée (IGP) reconnue au niveau national et européen.
La Clémentine de Corse reste un fruit apprécié par les consommateurs pour sa petite taille, sa facilité d'épluchage, son absence de pépin et surtout pour son goût si particulier.


Recettes

SALADE EXOTIQUE DE CLEMENTINES


Ingrédients: 1 noix de coco, 2 cœurs de palmiers, 1 avocat, 3 clémentines de Corse, 1 citron, huile d'olive, sel et poivre.
Ouvrir la noix de coco, en extraire le liquide et la pulpe. La couper en tranches fines. Peler l'avocat et le couper en dés. Couper les cœurs de palmiers en tranches fines, peler les clémentines et séparer les quartiers. Préparer une sauce avec le jus de citron, 4 cuillerées de lait de coco et 4 d'huile. Saler. Mélanger tous les fruits et verser dessus la sauce. Ajouter le poivre et laisser macérer jusqu'au moment de servir.

SALADE DE CLEMENTINES


Ingrédients: 500 gr. de cresson, 3 côtes de céleri, 1 concombre, 4-5 clémentines de Corse, 1 oignon rouge en rondelles, ½ tasse de noix broyées, huile, sel.
Couper les clémentines en quartiers. Ajouter le céleri et le concombre coupé en tranches. Assaisonner selon les goûts.

SAUTE DE PORC AUX CLEMENTINES


Pour 4 personnes.
Préparation 30 minutes, cuisson : 45 +3 +2mn.
Ingrédients : 500 g de palette de porc, 4 belles échalotes, 40 g de margarine allégée 60% de MG, 500g de clémentines, 3 oranges à jus, 40 g de sucre, 1 c. à soupe de Grand Marnier, bouquet garni, sel, poivre.
Dégraissez et découpez la palette en dés. Epluchez et émincez les échalotes. Préchauffez une cocotte et faites-y dorer le porc, ainsi que les échalotes, avec 20 g de margarine. Lavez les oranges, pressez-les et versez dans la cocotte les 2/3 du jus obtenu. Ajoutez le bouquet garni, le Grand Marnier, le sel, le poivre. Couvrez, laissez mijoter sur le feu très doux pendant 45 mm. Un quart d'heure avant la fin de la cuisson, lavez et épluchez les clémentines. Séparez leurs quartiers que vous débarrassez de leur peau blanchâtre. Préchauffez une grande poêle à revêtement anti-adhésif sur feu doux : faites dorer précautionneusement, dans le reste de margarine, les quartiers de clémentines. Répartissez-les ensuite avec le pic dans les assiettes de service, que vous réservez au chaud. Placez le sucre dans un moule quelconque et humectez-le du peu de jus d'oranges restant. A l'aide d'un gant de cuisine isolant, placez le moule au-dessus de la flamme de la cuisine, afin de réaliser un caramel. Dès que le caramel blondit, ajoutez le reste du jus d'orange. Répartissez le caramel dans les assiettes de service.

GATEAU CORSE A LA CLEMENTINE


Pour 6 personnes préparation 30 minutes
2 clémentines, 6 œufs, 500 g de brocciu frais, 125 g de sucre en poudre, huile, sucre glace, sel fin
Laver les clémentines, les essuyer et râper leur zeste.
Casser les œufs et séparer les blancs des jaunes.
Mélanger dans une terrine les jaunes et le sucre, travailler vivement le mélange jusqu'à consistance mousseuse. Mettre de côté les blancs d'œufs. Verser le broccio dans une grande terrine, le casser et l'émietter le plus finement possible avec une fourchette de façon à obtenir une pâte fine et onctueuse.
Presser le jus d'une clémentine dans une tasse et le filtrer pour éliminer les pépins. Incorporer progressivement le broccio au mélange jaunes - sucre.
Ajouter le zeste des clémentines et le jus. Fouetter les blancs en neige ferme avec une pincée de sel et les incorporer.
Préchauffer le four à 150°
Verser la pâte dans un moule à manqué huilé faire cuire dans le four à 180° C 30 minutes sortir le gâteau du four, le démouler et laisser tiédir. Poudrer de sucre glace.
Servir à température ambiante.


Les agrumes en Corse

Les Agrumes seraient présents en Corse depuis l'antiquité avec le Cédrat.

Cette variété typiquement Corse y a été cultivée en très grande quantité, l'île était au XIXème siècle le premier producteur et exportateur de Cédrat au Monde. Aujourd'hui, la culture de ce cédrat se limite à moins d'une dizaine d'hectares. Le Cédrat de Corse à la particularité d'être le seul cédrat à pulpe douce et à fleur blanche. Il est très recherché pour la confiserie mais est également utilisé pour la réalisation de liqueurs et de parfums.












Après le Cédrat, c'est l'Oranger qui est présent en Corse depuis au moins le XVIIème siècle avec une plantation d'orangers qui existe toujours au village d'Aregno, certains arbres auraient plus de 300 ans ! Aujourd'hui, la production corse d'oranges est très réduite mais de qualité. En effet, d'après des études toujours en cours, le climat du nord de la méditerranée serait plus propice au développement de pigments antioxydants. Ainsi, les oranges corses seraient plus riches en antioxydants que les oranges d'Amérique du Sud !








Après la Clémentine, c'est le pomelo Star Ruby (variété à chair rose) qui est l'agrume le plus cultivé en Corse. Il s'agit de la seule variété de pomelos adaptée au climat méditerranéen présente sur les marchés de mars à juillet / août. Ne les appelez pas Pamplemousse !


















Il existe également une petite production de Citrons non traités après récolte, très recherchés sur les marchés locaux, pour leur zest parfumé, et utilisés dans la recette du Fiadone (gâteau corse à base de brocciu).

Enfin on trouve également de manière plus anecdotique une production de mandarines communes, de limes ou citrons verts ainsi que de kumquats (seuls agrumes que l'on consomme avec la peau).













Mais la diversité des agrumes que l'on peut rencontrer en Corse ne s'arrête pas là. En effet, il existe un jardin extraordinaire regroupant plus de 1000 variétés d'agrumes allant des géants pamplemousses aux kumquats miniatures en passant par la bergamote, le cédrat digité ou " main de Bouddha ", des citrons bicolores ou panachés ou encore, le Combava, tant recherché pour son parfum de citronnelle, idéal pour la cuisine créole. Ce jardin des Hespérides (qui malheureusement n'est pas ouvert au public) est géré par la Station de Recherche Agronomique INRA-CIRAD de San Giuliano.


Quizz !

Quelle est la différence entre la Mandarine et la Clémentine ?


Il y a plusieurs détails qui permettent de différencier la Clémentine commune de la Mandarine commune.
La Mandarine commune ou Blida est un fruit jaune-orange pâle, très parfumé, plein de pépins (parfois plus de 20 par fruit), plutôt aplati aux deux pôles. L'arbre a de petites feuilles étroites d'un vert mat virant vers le gris. La mandarine est originaire de Chine où elle y est connue depuis plus de 2000 ans, ce fruit n'est arrivé en Europe qu'au XIXème siècle !
La clémentine commune est un fruit orange rouge, moins parfumé que la mandarine, sans pépin (parfois un ou deux mais c'est rare), plutôt rond. L'arbre a des feuilles parfois plus allongées que celles des mandariniers et d'un vert foncé soutenu. La clémentine est un hybride naturel entre la mandarine commune et l'orange.
Il existe d'autres mandarines ou hybrides de mandarines très différents de la mandarine commune mais qui peuvent ressembler à la clémentine. On trouve ainsi dans le commerce la mandarine fortune (en fin de saison, janvier février) plutôt aplatie aux deux pôles, très facile à éplucher, souvent boursouflée, plutôt fade en goût; la mandarine Nova ou clémenvilla; hybride entre la clémentine et un Tangelo (lui-même hybride entre la mandarine et le pomelo), on la trouve en fin de saison également, très rouge, difficile à éplucher, fruit rond et très ferme avec souvent un ou deux pépins par fruit.
La vraie mandarine est très rare sur les marchés mais mûrit plutôt en janvier-février. Elle est cultivée en Italie du Sud, on en trouve parfois sur les marchés corses.

Pourquoi trouve-t-on parfois quelques pépins dans la Clémentine ?


La clémentine peut avoir des pépins si sa fleur est fécondée par du pollen qui n'est pas du pollen de clémentinier mais d'un autre agrume (oranger, citronnier, mandarinier, etc.). En revanche, si le clémentinier est cultivé dans une zone où il n'y a que des clémentiniers sans autres agrumes, vous n'aurez pas de pépins dans vos fruits.

Quelle est la différence entre le Pamplemousse et le Pomelo ?

En France on appelle à tort les Pomelos : Pamplemousses. Il s'agit pourtant de deux espèces bien différentes. En effet le Pomelo (Citrus paradisi Macf.), qui peut être jaune et amer, rose ou rouge et plus ou moins doux, est en fait un hybride naturel entre le vrai Pamplemousse (Citrus maxima (Burm.) Meer.) et l'Orange. Le vrai Pamplemousse est, quant à lui, pratiquement introuvable en France. Il est essentiellement cultivé en Asie, d'où il est originaire, en Amérique du Sud, aux Antilles et en Afrique. Les fruits du Pamplemousse ont une peau très épaisse et peuvent atteindre jusqu'à 30 cm de diamètre. On commence à voir sur les marchés l'appellation Pomelo mais le jus de Pomelo est toujours qualifié, à tort, de jus de Pamplemousse !




 

Qu'est ce qu'un Tangelo ?
Le Tangelo est un hybride entre une mandarine (appelée Tangerine en anglais) et un Pomèlo. Il en existe de formes et de goûts très différents.

Qu'est ce qu'un Tangor ?


Le Tangor est un hybride entre la mandarine (appelée Tangerine en anglais) et une Orange. Il en existe de formes et de goûts très différents.

Existe-t-il des agrumes qui se mangent avec la peau ?


Oui ! Les kumquats ont la particularité d'avoir une peau tendre, sucrée et parfumée et une pulpe est acidulée. L'ensemble crée en bouche un équilibre de saveur incomparable : tentez l'expérience !

Existe-t-il des agrumes qui résistent au froid ?


Oui et non ! Le Poncirus est le seul agrume qui se cultive dans le nord de la France (on en trouve rue Buffon à Paris !), malheureusement le fruit est immangeable.
Il existe quelques variétés d'agrumes mangeables plus ou moins résistantes au froid : Les mandarines Satsuma qui mûrissent avant la période de gel (septembre, octobre) et résistent relativement bien aux courtes périodes de froid et les kumquats qui sont également plus ou moins résistants.
Quelle que soit la variété, au nord de la ligne Montpellier - Perpignan, il vaut mieux rentrer vos arbres en hiver (sauf pour quelques petits chanceux qui bénéficient de micro-climat propice à la culture des plantes du sud).

Le Citron vert est-il un Citron jaune pas mûr ?


Non, le Citron vert n'est pas un citron ramassé avant maturité. Le citron jaune (Citrus limon (L.) Burm.) et le citron vert ou lime (Citrus aurantifolia (Chrism.) Swing. et Citrus latifolia Tan.) sont deux espèces différentes. Si vous souhaitez utiliser le zeste de ces deux citrons, choisissez les non traités après récolte ou issus de l'agriculture biologique, si vous souhaitez utiliser le jus, les Citrons traités après récolte se conservent plus longtemps.

Le Kiwi de Corse


Si la production de kiwi en France est principalement localisée dans le Sud Ouest, c'est une espèce majeure cultivée dans la plaine orientale Corse.
Le seul clone actuellement présent est l'Hayward, kiwi vert à la peau duvetée, dont les qualités organoleptiques spécifiques seront bientôt reconnues dans un signe officiel de qualité.
Planter cette liane dans votre jardin est tout à fait opportun, à condition de respecter quelques règles simples:
Evitez les zones gélives, votre kiwi ne survivra pas !
Prévoyez un palissage solide pour soutenir les lianes.
Plantez sur une butte pour minimiser les risques d'asphyxie.
Enfin, n'oubliez pas les plants mâles (1 plant mâle pour 5 plants femelles)… si vous ne plantez que des plants femelles, l'absence de pollinisation vous garanti une très mauvaise récolte.
Si vous avez des besoins spécifiques, une monographie complète " Le kiwi " éditée en français par le CTIFL existe*.

 


Les espèces tempérées


Bien d'autres espèces peuvent être cultivées dans votre jardin…
L'amandier tout d'abord, dont les variétés auto-fertiles (ne nécessitant pas la pollinisation d'une autre variété) vous assureront des productions régulières pour un entretien assez facile.
L'olivier ensuite, souvent déjà présent depuis des dizaines d'années sur votre terrain, peut vous approvisionner en huile d'olive dont la saveur et les bienfaits sont reconnus de tous et la spécificité de ce produit Corse, bientôt reconnue par une AOC (Appellation d'Origine Contrôlée).
Les fruits tempérés de saison enfin comme le cerisier, l'abricotier, le pommier, le prunier… fructifieront facilement chez vous à condition d'être dans des zones de production appropriées et de leur procurer engrais, eau, taille annuelle et pollinisation de qualité.

Ce dernier point, souvent méconnu est une des causes principales de non production des abricotiers, pruniers et pommiers. En effet, il est primordial d'acheter plusieurs variétés pouvant se polliniser les unes les autres (2 ou 3 variétés) ou d'avoir la garantie d'acheter des plants autofertiles.










Comme pour le Kiwi, des monographies de chaque espèce sont éditées par le CTIFL. Très complètes, elles vous permettront d'acquérir toutes les connaissances nécessaires à la conduite de vos arbres fruitiers.







*Editions Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes ; 22, rue Bergère 75009 Paris - Tel : 0147701693, Fax :0142462113 www.ctifl.fr

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